Musée, salle 9

Historique du Musée

A son ouverture, le 1er janvier 1870, le Musée de Payerne réunissait la double fonction de bibliothèque populaire et de musée «entomologico-historique». L’écrivain genevois Charles-Albert Cingria nous conte avec humour (Florides helvètes, 1944) comment les collections d’insectes, de coquillages, d’animaux empaillés côtoyaient divers objets, parfois en lien avec l’histoire payernoise. Le Musée comptait alors parmi les pièces les plus populaires de sa collection une selle dite de la reine Berthe…

Durant les deux premiers tiers du XXe siècle, quelques expositions thématiques sont proposées au public. Une exposition sur le Général Antoine-Henri Jomini est par exemple organisée conjointement avec l’inauguration du monument qui lui est dédié en 1906 (buste et socle réalisés par le sculpteur Raphaël Lugeon). Au-delà de ce type d’initiatives, la commission du Musée est bien consciente de l’éclectisme qui caractérise ses collections et ses présentations. Après la fermeture de la Galerie Véandre de Payerne, qui a exposé avec succès quelques 250 artistes contemporains de 1944 à 1978, le Musée de Payerne assumera de plus en plus d’expositions temporaires de Beaux-Arts, parfois avec une vocation de galerie.

Le 2 novembre 1987, c’est le drame. Une pièce, installée dans l’aile Est de l’ancien monastère et qui servait alors de dépôt et d’atelier du Musée, prend feu. Dans cet incendie, le Musée de Payerne a perdu une part importante de ses collections, dont un grand nombre d’œuvres de l’artiste peintre Aimée Rapin.

Dès lors, le Musée de Payerne affiche toujours plus fortement sa vocation de musée de Beaux-Arts en proposant tour à tour des expositions d’artistes contemporains, parfois régionaux, et de grandes expositions estivales d’artistes consacrés, présentées également dans les murs de l’église Abbatiale (voir ici les expositions antérieures).

Aujourd’hui, parallèlement aux travaux de l’Abbatiale, le Musée de l’Abbatiale de Payerne, ainsi nommé depuis 2013, poursuit cette mise en valeur des Beaux-Arts tout en travaillant son lien avec le site qui l’abrite, dans le but d’y faire dialoguer au mieux art, histoire, et architecture millénaire.